Te voet en bus

Nous sommes partis pour l'Amérique latine le 1er juin. Nous serons sur les routes jusqu'au 15 décembre 2006. Ce sera l'aventure et parfois nous aurons envie de penser à vous. Ce sera un plaisir et qui sait peut être un réconfort d'avoir de vos nouvelles. Bien à vous. Amitiés. NOUS VOUS SIGNALONS UNE ADRESSE POUR DES COMMUNICATIONS PLUS CONFIDENTIELLES: ola.patavoet@hotmail.com Pour ceux qui craignent d'oublier la procédure: mettez dans vos favoris: http://coucoucestnou.blogspot.com/

jeudi, août 03, 2006




Nous sommes en pleines émotions historiques. Depuis La Paz et ses fêtes préparant le grand évènement que sera l'Assemblée Constituante qui devra changer la constitution. Le monde de la rue est en émoi et espère plus de justice à tous les niveaux de la société. Le président Morales fait peur avec ses idées qui se démarquent de l'idée que la bourgeoisie se fait de la manière de mener un état. Il bouscule tout en essayant de redéfinir une pensée politique basée sur une philosophie plus andine que occidentale. Ceux qui sont accoutumés au jeu politique sont sur leurs gardes et très critiques à son égard. Des flics partout mais dans une bonne humeur que nous sentons sincère. Ici, les gens sont accueillants, curieux de tout et chaleureux pour ne pas dire touchants dans leur manière de vous aborder et de s'interesser à vous. Fidel Castro est au plus mal. Chavez au Vénézuela fait peur par son radicalisme anti américain et en Bolivie, on parle de décolonisation de la culture et de l´enseignement, ce qui inclu une critique de l'église et de beaucoup de valeurs imposées par la colonisation. Les criollos( héritiers directs des espagnols) se sentent menacés par les indiens et les métis qui pour la première fois ont un parti majoritaire qui les représentent. Dimanche sur la place du 25 mai à Sucre où nous sommes ce sera une grande fête politique avec beaucoup de chefs d'états sud américains pour en quelque sorte rendre hommage à l'assemblée du peuple et la reconnaître comme souveraine dans les grand choix pour le futur du pays. Si tout ce passe bien, hors des pressions des grands cartels pétro-minéraliers qui pressurent la Bolivie depuis le début de son existence ( 1925 ) ce sera un exemple pour beaucoup de pays du tiers monde, ce que craignent les puissants. On ne peut sans une certaine émotion se retrouver plongés dans l'atmosphère des années 70. La devise de la Bolivie est: " La unidad es la fuerza." ( Défilé en rouge à La Paz et Marianne et le vice président de Bolivie.)