



















Dernières nouvelles en photos les amis et envoi depuis Tupiza, la ville où débuta et finit l'épopée de Butch Cassady et le Kid. On revit un vieux film et on est dedans. Dommage qu'on ait peur des aventures à cheval! L'illusion serait complète. Le retour de Calamity et Averell Dalton sur les pistes encore vièrges des Westerns tournés en Bolivie. Tupiza est la ville de laquelle nous sommes partis pour quatre jours de grande beauté terriblement tape cul, dans la poussière, le chaud et le froid. En 4x4, conduit par Hugo et accompagnés de sa femme, Vicky, nous nous sommes retrouvés avec un couple d'allema
nds, rencontrés déjà à Samaïpata, lors d'un trek dans la montagne préamazonienne, et de deux israéliennes. Le méli mélo de langues. Cette tour de Babel a vécu des dizaine de paysages dans le sable, le sel, le vent du sud Lipèz. Amusant malgré les rythmes différents et les goûts plus ou moins marqués pour la vie basique des campements. Vicky veillait à nous détendre avec des petits plats meilleurs que dans beaucoup de restaurants boliviens.
Nous avons adoré le site des geisers où la terre ne cesse de bouillir ,les déserts de terre rouge,les formes fantastiques des anciennes coulées de lave,les sommets de volcan en quadricolor et les flamands roses comme repos pour l'oeil. Le pays est d'une dureté de sable de roches agglutinées aux couleurs mouvantes du plomb, de l'étain, du bismuth et quand apparait une lagune cela rafraichit la cabeza. La seule vie possible, à part celle que permet le tourisme et donc de ces quelques agglomérations de quelques maisons de terre pour accueillir le passant avec générateur pour de l'électricité 5 heures par jour, est l' élevage des Lamas pour la laine et pour la boucherie et le travail dans les mines de plomb, d'or, d'argent
... On y meurt facilement perdu et oublié du reste du pays. Les routes sont à peine des pistes, comment organiser les communications pour désenclaver ces gens et leur donner une importance autre que celle d'être sur la route de touristes émus par leur dénuement et concients du rôle économique qu'assure leur présence.
Et pour finir le voyage, on tombe sur la beauté du plus grand Salar du monde. 1200 km carré de sel non iodé qui compacté en une épaisseur de 1m 40 s'encroûte sur une lagune d'eau invisible. Le village de Kolchani, à 4ooo m, ne vit que du sel qu'il faut ramasser, concasser, ioder, empaqueter et envoyer dans toute l'Amérique du Sud. Il parait que depuis le temps des Incas jusqu'à aujourd'hui pour les plus pauvres, les boliviens consomment du sel sans iode. Cela provoquerait des dégénérescences mentales. Nous avons constaté dans des villages très isolés que le plus grand facteur de
dégénérescence serait plutôt les mariages consanguins. Toujours ces maudites conditions de communications. Evo promet des routes et pour ce faire quémande l'aide internationale. Le temps comme les éléments érodent tout et ici c'est plus vrai que jamais. Est-ce pour cela que notre périple se termine par le cimetière des trains?
S'il ne fallait faire qu'une seule région en Bolivie, on pourrait conseillé celle-ci et même Tupiza comme base d'expéditions. C'est un vrai résumé de tous les reliefs que nous avons rencontrés depuis plus d'un mois, l'Amazonie nous restant inconnue.
Au milieu de toute cette poussière,après des nuits froides et sans sanitaire,le bonheur d'un bain dans les eaux chaudes devant un paysage d'une grandiose ouverture et sous les regards impassibles de vigognes en ballade sur les bord de la lagune.
Aujourd'hui, nous apprenons que le spectacle " lost cactus " de Bari, Yvan et Laurent fut bien reçu à l'examen. On est vraiment content et on crie Youpie dans l'officine internet. Si quequ'un le voit notre cher Bari. peut il lui faire savoir que dans la série des photos, il y en a une pour lui.
Le cactus grandit d'un centimètre par an et sur l'île Incawasi, nous en avons vu un de 1203 an.
Que "
LOst Cactus" mesure au moins 3 cm.
Que la fin du mois d'août et ses dépressions poscoïtales vous passent à travers sans vous affecter. Nous prendrons du repos pour ceux qui ne peuvent en jouir. Et nous vous saluons de tout coeur.

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