Te voet en bus

Nous sommes partis pour l'Amérique latine le 1er juin. Nous serons sur les routes jusqu'au 15 décembre 2006. Ce sera l'aventure et parfois nous aurons envie de penser à vous. Ce sera un plaisir et qui sait peut être un réconfort d'avoir de vos nouvelles. Bien à vous. Amitiés. NOUS VOUS SIGNALONS UNE ADRESSE POUR DES COMMUNICATIONS PLUS CONFIDENTIELLES: ola.patavoet@hotmail.com Pour ceux qui craignent d'oublier la procédure: mettez dans vos favoris: http://coucoucestnou.blogspot.com/

mercredi, juillet 26, 2006





Nous quittons Puno et le Pérou pour la seule plage publique Bolivienne. Maudit Chiliens qui prirent Atacama en 1879 et fini l'accès à la mer.La frontière se passe à pieds et les douaniers ne se font pas trop de soucis,il suffit de faire la file au cachet.Nous quittons la Cusqueña pour la Paceña et le goût est le même.
A Copacabana,au bord du lac Titicaca,on se croirait à Middelkerke...






Deux jours à Copacabana et puis s'en va.
Notre hotel rose qui parait être un 3 étoiles a le couloir sonore et l'eau très froide.Cinquième étage,avant dernière fenêtre à droite,notre chambre qui se transforme en chambre d'hopital avec très belle vue pour cause de turista.Adieu
l'île du soleil.Nous n'irons plus manger la trucha en bord de lac.
Près de l'église,cérémonie de bénédiction des voitures,beaucoup de couleurs et de champagne et d'images pieuses.Faut dire que quand on voit l'état des routes,on comprend que toutes les précautions sont bonnes à prendre.
Notre bus s'en va voguant au passage du bac entre deux parties du lac.






La Paz.
Dans le bus,tout le monde s'accroche,femme et enfant,vieux avec leurs sacs de pommes de terre,des vendeurs montent aux arrêts pour vs proposer des limonades maisons aux couleurs incertaines dans des sachets plastic avec paille.
Rien à voir avec SPLASCH qui remplace Inca cola péruvien.S'il y a une chose qu'on trouve partout et en masse,c'est la limonade.Peu d'hypoglycémie à craindre.
Arrivée sur les hauteurs de La Paz,par une piste poussièreuse et dans une brume de chaleur ou serait ce la pollution?En tout cas,entrée chaotique par les barrios.
Cette ville ressemble à une rue de l'Ascension qui n'en finirait jamais de grimper .
Au loin,veille le nevado,le glacier,Illimani,6600 mètres.



Partis pour Sorata.
Mercredi 19,à 9 heures,le bus se charge de colis divers,la police touristique nous met en garde contre tous les voleurs qui guettent près des terminaux de bus et commence un trajet de 4heurs par des routes inimaginables sauf quand on est dessus et qu'on ne peut qu'accepter la situation en se disant qu'on l'a choisie:du cailloux,de la piste étroite et beaucoup de vide...c'est fou ce que le vide est abrupt!!!





Sorata, le meilleur endroit pour s'attaquer à la Cordillère Royale.
Un village,sa place carrée et ses quelques rues toutes plus chantier les unes que les autres.
Au loin ,le glacier LLampu et son coucher de soleil spectaculaire de 18h.Nous sommes en plein ex territoires miniers et le minerai affleure dans un camaïeu de vert,de brun,de rouille.
Depuis des millers d'années,on y a extrait l'étain,l'or,l'argent,le cobre....Sorata fut une ville plus importante que La Paz.En 1929,on y trouvait champagne,vin fin,caviar et oeuvre d'art.On y échangeait le caoutchouc d'Amazonie.
Et bien sûr,en extra,une photo de notre star nationale pour vous prouver qu'on est toujours ensemble....le soir dans notre Altaï Oasis près d'un feu!!! enfin






Nous sommes sur le chemin du Llampu.
Samedi 22:après avoir fait les courses la veille avec notre guide,Julio Chino,harnachement des mules Antonio et José.
La montée commence aussi sec,l'idée étant de monter de 2600m à 4200m le premier jour.
Le soir ,campement sous l'oeil du LLampu et sur une plate forme dominant la vallée.
A 19 heures,il fait noir et froid.Un petit coup de gnôle en regardant la ligne de la cordillère avant de plonger dans les plumes pour une nuit de 12 heures et nuit ne veut pas forcément dire sommeil!!!Dieu que le sol est dur...





Deuxième soir au bord du lac Chillata et troisième jour ,montée vers la laguna Glacial,5200 m,où nous restons 1 heure,le temps de manger un bout et de faire un petit cairn,pacetta,en l'honneur de Dominique,son anniversaire.
Le tout ou le plus dur n'est pas de monter,après il faut redescendre de 5200 à 2600m en 5 heures et là ,c'est franchement interminable et cela fait mal aux rotules mais pas de cloches:Merci Meindl(marque de nos chaussures)
Heureusement le chemin est une merveilles et l'on passe par toutes sortes de paysages,du Mexique à l'Asie pour se retrouver enfin dans notre oasis.Pfuuuuuuuuuuuuuuuuuu






Quitter Sorata,c'est tout un programme.
Il y avait déjà eu un petit blocage de route pendant la semaine et donc ,nous voila à l'arrêt du bus pour un départ à midi.Il flotte une certaine indécision,le bus ne partirait pas,la route serait bloquée,où?,par qui?...les gsm grésillent...peut être on part à 2heures...non à 1 heures,1h demi....bon on achète le billet.A 1 heure,tout s'agite,embarquement et tant pis pour ceux qui sont allés manger.500 mètre plus loin,arrèt devant une route en plein remodelage:la pelleteuse excavatrice submege la route terre et de rochers...ah,c'était cela le blocage..on attent que le bulldozer ratisse tout cela et le convoi de voitures bloquées chemine lentement dans la poussière vers les 4600 m du col qui permettent d'accéder à l'altiplano.allez courage,ne regardons les virages et quand on croit qu'on est sauvés,le bus s'arrête devant un groupe de manifestants:on ne passe pas :ah ,c'était cela...le convoyeur courageux part négocier,silence dans le bus.Le peuple andin a peur pour son avenir,il a voté pour un indien mais il sait qu'au jeu de la politique,la subtilité de la ville lui échappe.Alors il se fait entendre avant de se faire avoir.On finira par passer et mettre 6 heures au lieu de 4.
Heureusement,le Che est partout et still alive.





Et revoilà La Paz,sa poussière,son chaos et son sourire.
A bientôt cher lecteur.

vendredi, juillet 21, 2006

buenos dias amigos

aujourd'hui pas de photos mais un petit topo vu que les appareils de Sorata ne sont pas vraiment perfectionnés.
Donc...après Copacabana où la turista a frappé ,ce qui nous a privé de l'île du Soleil (faut bien en laisser pour d'autres ou pour une autre fois),un jour à La Paz où nous reviendrons plus tard et trajet en bus plus que folklorique (état des routes et décor vertigineux) vers Sorata,capitale du trekking.
Deux jours déjà dans un endroit idyllique,Altaï oasis (clin d'oeil à Valère,Babu,Gaspard,Etienne et Carole family)et demain départ pour 4 jours vers la laguna glacial à 5300 mètres.Tout un programme...j'en ai déjà les genoux qui tremblent...en plus qu'est ce que leur hiver est chaud la journée et froid le soir.
Nous avons eu droit à un jour de manifestation à la bolivienne:barrage de la seule route d'accès ,on abat qq arbres et c'est fait,les étrangers se planquent,personne n'arrive ou ne repart,magasins fermés, on attend que cela passe.Le soir ,au loin,sons de fanfare pour marquer la fin de la grève.Mais le plus drôle est la raison de tout cela:le maire s'est barré avec la caisse!!!
Rien de très politique ou plutôt c'est partout pareil.

On vous salue pour au moins 6 jours après le retour à La Paz où nous déchargerons les photos.
Merci à tous ceux qui nous ont envoyé des nouvelles ,nous répondrons de La Paz.
MAIS,d'ores et déjà,Feliz cumpleaño à ma commère Dominique,j'aurai une pensée pour elle dans les hauteurs.
bisouxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
Noussssssssssssssssssssssssssssssssss

dimanche, juillet 16, 2006


Blogger étant parfois un peu difficile à dompter,il faut lire d'abord"Comme Marianne recommence..." puis le suivant et remonter après dans l'ordre .Merci de votre patience et un clin d'oeil à Propane pour la rassurer...quel humour!!!!!
Quant à nos lecteurs joletguns,on vous lit aussitôt le porte plume déposé.
Salud



Marianne dessine la maison que nous allons quitter et qui nous aura abrité dans la frugalité la plus grande pedant deux nuits dans un silence presque impossible à imaginer. Les enfants de la maison furent nos meilleurs interlocuteurs. Au dessus de cette montagne, le plus haut sommet de l'île d'Amantani, le temple de Pachatata( esprit de la terre) nous domine à 4150 si on est à Ostende. La vieille dame médite à l'emplacement du temple dédié à la mère terre. Le lac nous berce jusqu' au retour vers Puno que vous pourrez trouver tout au fond. On vous quitte pour aller me faire soigner le doigt(épine de cactus) avant de passer en Bolivie. Merci de nous suivre, cher lecteur fidèle.





On a decidé de passer deux jours sur l'île d'Amantani et échapper ainsi à la bonne volonté un peu coercitive des agences de voyage qui décident pour vous de votr emploi du temps à la minute près. Tout pour votre bien mais très vite et en surface. La preuve en est notre air joyeux lors de la petite fête imposée et folklorique. Entre nous notre hôtesse qui avait cet air tout le temps. Nous dormons chez elle. Elle est très pauvre. Nous sommes une source de revenu certain pour sa famille. Mais est-ce toujours un plaisir de montrer son dénuement? L'organisation communautaire de l'île permet de résister à un tourisme à la con en nous mettant à l'épreuve de la vie sans fard. Cette richesse que nous représentons est partagée entre tous.
Le soleil se couche sur cette terre qui ressemble parfois à la lune.



En bas :Voila un cimetière sur la presqu'île de Sillustani avec vue sur une table de méditation dans le lac.
Ensuite nous sommes partis vers les îles de Uros,îles flottantes préservées maintenant principalement pour le tourisme par les indiens Aymaras qui ont remplacés la peuplade Uros qui a disparu en 1959.N'empêche,c'est de l'artisanat de roseau de haut niveau,de tissage et de gravure sur calebasse.(c'etait un peu dur de ne pas acheter ces petites merveilles mais comment transporter tout cela pendant 6 mois dans son sac)
Après un petit tour sur ces drakkars de roseau,3 heures de navigation sur le toit d'une lancia pour atteindre l'île d'Amantani où le choeur des femmes en noir (tenue de fête) nous attendent pour nous emmener chacune chez elle.