lundi, août 28, 2006
dimanche, août 27, 2006




















Dernières nouvelles en photos les amis et envoi depuis Tupiza, la ville où débuta et finit l'épopée de Butch Cassady et le Kid. On revit un vieux film et on est dedans. Dommage qu'on ait peur des aventures à cheval! L'illusion serait complète. Le retour de Calamity et Averell Dalton sur les pistes encore vièrges des Westerns tournés en Bolivie. Tupiza est la ville de laquelle nous sommes partis pour quatre jours de grande beauté terriblement tape cul, dans la poussière, le chaud et le froid. En 4x4, conduit par Hugo et accompagnés de sa femme, Vicky, nous nous sommes retrouvés avec un couple d'allema
nds, rencontrés déjà à Samaïpata, lors d'un trek dans la montagne préamazonienne, et de deux israéliennes. Le méli mélo de langues. Cette tour de Babel a vécu des dizaine de paysages dans le sable, le sel, le vent du sud Lipèz. Amusant malgré les rythmes différents et les goûts plus ou moins marqués pour la vie basique des campements. Vicky veillait à nous détendre avec des petits plats meilleurs que dans beaucoup de restaurants boliviens.
Nous avons adoré le site des geisers où la terre ne cesse de bouillir ,les déserts de terre rouge,les formes fantastiques des anciennes coulées de lave,les sommets de volcan en quadricolor et les flamands roses comme repos pour l'oeil. Le pays est d'une dureté de sable de roches agglutinées aux couleurs mouvantes du plomb, de l'étain, du bismuth et quand apparait une lagune cela rafraichit la cabeza. La seule vie possible, à part celle que permet le tourisme et donc de ces quelques agglomérations de quelques maisons de terre pour accueillir le passant avec générateur pour de l'électricité 5 heures par jour, est l' élevage des Lamas pour la laine et pour la boucherie et le travail dans les mines de plomb, d'or, d'argent
... On y meurt facilement perdu et oublié du reste du pays. Les routes sont à peine des pistes, comment organiser les communications pour désenclaver ces gens et leur donner une importance autre que celle d'être sur la route de touristes émus par leur dénuement et concients du rôle économique qu'assure leur présence.
Et pour finir le voyage, on tombe sur la beauté du plus grand Salar du monde. 1200 km carré de sel non iodé qui compacté en une épaisseur de 1m 40 s'encroûte sur une lagune d'eau invisible. Le village de Kolchani, à 4ooo m, ne vit que du sel qu'il faut ramasser, concasser, ioder, empaqueter et envoyer dans toute l'Amérique du Sud. Il parait que depuis le temps des Incas jusqu'à aujourd'hui pour les plus pauvres, les boliviens consomment du sel sans iode. Cela provoquerait des dégénérescences mentales. Nous avons constaté dans des villages très isolés que le plus grand facteur de
dégénérescence serait plutôt les mariages consanguins. Toujours ces maudites conditions de communications. Evo promet des routes et pour ce faire quémande l'aide internationale. Le temps comme les éléments érodent tout et ici c'est plus vrai que jamais. Est-ce pour cela que notre périple se termine par le cimetière des trains?
S'il ne fallait faire qu'une seule région en Bolivie, on pourrait conseillé celle-ci et même Tupiza comme base d'expéditions. C'est un vrai résumé de tous les reliefs que nous avons rencontrés depuis plus d'un mois, l'Amazonie nous restant inconnue.
Au milieu de toute cette poussière,après des nuits froides et sans sanitaire,le bonheur d'un bain dans les eaux chaudes devant un paysage d'une grandiose ouverture et sous les regards impassibles de vigognes en ballade sur les bord de la lagune.
Aujourd'hui, nous apprenons que le spectacle " lost cactus " de Bari, Yvan et Laurent fut bien reçu à l'examen. On est vraiment content et on crie Youpie dans l'officine internet. Si quequ'un le voit notre cher Bari. peut il lui faire savoir que dans la série des photos, il y en a une pour lui.
Le cactus grandit d'un centimètre par an et sur l'île Incawasi, nous en avons vu un de 1203 an.
Que "
LOst Cactus" mesure au moins 3 cm.
Que la fin du mois d'août et ses dépressions poscoïtales vous passent à travers sans vous affecter. Nous prendrons du repos pour ceux qui ne peuvent en jouir. Et nous vous saluons de tout coeur.
lundi, août 21, 2006



Santa Cruz:
Ce n'est pas une ville où on aimerait retourner. Cela manque d'une personnalité. La ville se développe comme une folle à l'image de ces villes nord américaines, déjà délabrées, tellement vite contruites. Quelques vestiges de l'époque coloniale pompeux et voué à ce dieu qu' on impose jusqu'à l'écoeurement.
Nous sommes allés visiter le zoo. Il se situe en face du bureau de l'immigration. Nous avons renouvellé notre passeport.
Evo aura une dure tâche pour sortir le pays de ses habitudes. Le pays est divisé. Chaque région riche demande l'autonomie. Le Condor est dans une cage et le Puma ne se montre plus.
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Samaipata: une charmante bourgade aux mains des allemands et des hollandais!
Un arrèt de 3 jours nous permit de voir le lieu impressionnant de La fuerte ,site religieux pré inca de la civilisation Chungas qui ensuite et alternativement fut le fort de défense des incas puis des guaranis puis des incas puis des guaranis...et cela jusqu'à l'arrivée des espagnols qui le récupérèrent.Immense rocher horizontal sculpté :animaux sacrés et sièges pour l'élite qui pouvait ainsi regarder le peule de haut.Le lieu est en plein défrichage.
Ensuite une journée dans la forêt antigua où la faune et la flore amazonienne commencent à se montrer mais nous n'avons vu que quelques orchidées,des fougères géantes et des nuées de papillons tout frais nouveaix du printemps.Didier a eu le temps devoir passer à la vitesse de l'éclair 3 singes dans les arbres.
Les montagnes environnantes sont magnifiques et de formes surprenantes ,très érodées.
Après ces jours à Samaipata a commencé le grand parcours qui devait nous emmener sur les pas de Che.De bus de nuit en bus de l'aube,de taxi,en arrière de camionnette,sans oublier le "te voet".
Quand on s'éloigne des grands axes,faut espérer le transport ,ne pas compter les heures et ne pas espérer trouver autre chose que le biscuit et la limonade dans certains villages.









La route du Che:
Il est parti de la région de Camiri, près de la frontière d'Argentina, pour, croyait-il, embraser depuis ce centre la Bolivie, le Pérou le Vénézuela, le Chili. Il reprenait le rêve de Bolivar et voulait l'accomplir. " Unifier les populations d'Amérique centrale autour d'une nouvelle idée de la gouvernance des états." Pendant plus de 6 mois, ils ont remonté vers Cochabamba par la vallée du rio Grande et ses multitudes de quebradas. Ils étaient une soixantaine et leur dilemme était de rester en dehors des routes pour survivre aux recherches du gouvernement Barrientos et de devoir se montrer dans les villages pour faire connaitre leur projet et recruter un nombre toujours plus grand de révolutionnaires. Echec sur toute la ligne. Les Boliviens sont-ils trop divisés pour vouloir s'allier à leurs voisins? Encore aujourd'hui, dans la région, on fait la distinction entre Castillanos puros et Kollias. Les uns et les autres ont l'air d'indiens et pourtant... Les Boliviens avaient-ils peur des représailles de l'armée régulière?
Que connaissait le bolivien des campagnes de la révolution cubaine, alors que maintenant encore le niveau d'analphabétisation est de plus de 6o%? Toujours est-il que la délation fut monnaie courante et quand au début d'octobre 1967, ils entrèrent dans la Higuera, le village était vide. Tout le monde aujourd'hui a bien connu le Che et ses compañieros et tous les ont aidés. Le Che est une entreprise commerciale et pour sa mémoire de nombreuses organisations de par le monde envoie de l'argent pour perpétuer le souvenir de sa croisade pour la liberté. L'argent arrive et disparait dans la poche de quelques uns et le pueblo est encore plus abandonné qu'à l'époque. Le Che fut capturé dans le quebrada del Chuño et on peut se recueillir auprès d'un rocher. Il fut exécuté devant l'école de La Higuerra, son corps fut tranporté en hélicoptère et exposé dans la lavandéria de l'hopital de Villagrande. On a l'impression que sa légende nourrit le sentiment du sacrifice absolu pour des idéaux d'amour plus grand que soi qui sommeille en nous. Malgré ses piètres qualités de chef militaire, ce qu'on admire c'est le héros laché par les puissants, Fidel et Moscou, après le discours d'Alger au cours duquel Ernesto fustige Moscou pour sa connivence avec les Etats Unis autour de ce qu'il appelle, le partage du monde en deux, aux mains des deux superpuissances. Cela se paye cash! Ce qu'on admire c'est celui qui prend la défense des faibles au prix de sa vie." Le révolutionnaire partage la victoire et la défaite avec le peuple pour lequel il combat et ne cesse d'agir tant que son hypersensibilité entend un cri de souffrance quelque part dans le monde." Une figure christique qui ne voyait que la lutte armée pour conquérir l'autonomie. Evo,Chavez voudraient réanimer ces idées et dans le dialogue et sans la force. Nous avons rencontré un cubain qui travaillait en temps que médecin pour les populations de l'endroit. Il nous a dit: " un régime où le peuple mange, étudie, se loge, se soigne , dans lequel le niveau de culture est très élevé ne peut pas être qu'une dictature." On sent que pour beaucoup, les idées les plus généreuses ne peuvent que s'imposer par la force. Le dialogue mène au compromis mou et à l'enlisement au profit de ceux qui possèdent le plus.
Nous avons rencontré sur le chemin de la capture du Che, de très belles personnes. Une pensée pour eux et leurs dures conditions d'existence.











mercredi 15 août 9heures,nous quittons La Higuera sur nos voeten pour refaire en sens inverse les 15 km qui nous séparent de Pucara...(.suite prochainement,tout le texte vient de s'effacer...miercoles comme on dit ici et pourtant c'était sanglant.......)
Bon je reprends ...
Sur la route une famille occupée aux travaux quotidiens:cuisine,construction et tissage.
Pucara:Nous y retrouvons nos lourds sacs à dos que nous avions pu laisser pour ces 2 jours chez une franco-américaine qui travaille dans ce village pendant 2 ans dans le cadre de Peace Corps.Comment tient elle le coup:I
Il rêgne ici une inertie peu supportable ,en tant que jeune et femme,on lui laisse assez peu la parole et ses initiatives tournent court.De plus pas d'électricité,donc pas de longues soirées,pas d'ordi,pas de tv même mauvaise,pas de magasin sauf celui de la place qui vend les éternels bonbons,limonades,biscuits de piètre qualité et produit d'entretien....La ville la plus proche-Vallegrande- qui a maintenant à ses yeux l'allure d'une capitale et qui a laissé aux nôtres une impression très mitigée se trouve à 4 heures de bus sur des routes cahotiques et mortelles pendant la saison des pluies.De plus,ce qu'elle nous raconte de l'enseignement fait un peu peur.
A 14 h,nous nous trouvons sur la place à attendre le bus qui vient de Santa cruz et qui arrivera selon les avis entre 14 h et 17h30.Le vent est froid malgré le soleil et je me tape des fous rires un peu nerveux en regardant ce village désert que même les cow boys les plus endurcis auraient fui.Je tourne et retourne autour du maga cherchant désespérement ce que je pourrais acheter d'un peu ravigorant et consistant...
16h15 arrivée du bus:plus on s'enfonce dans le pays,plus les bus sont déglingués.Les gens à l'intérieur ont la mine sombre,ils ont déjà 8h de bus dans les jambes ou plus exactement dans le derrière!Il reste deux places tout au fond (aïe) et nous sommes séparés par une jeune femme à la mine crispée.Commence alors le descente vers le Rio Grande sous un ciel menacant,les éclairs ,le tonnerre et sur des pistes à moitié effondrées.La nuit tombe et le décor est apocalyptique ,fait de plissements de terrains digne de la préhistoire et de cactus géants à la peau ridée et olivâtre de vieux mammouths.Tout en bas,tjs plus bas ,on apercoit de temps à autre le pont que l'on doit traverser mais cela n'en finit pas et quand on doit croiser un camion ...putain le piège qu'est ce qu'on fout ici,je pense à vous,j'aimerais quand même vous revoir....
Un peu après le pont,le bus s'arrête sans raison apparente, pendant une demi heure ,toutes lumières éteintes et sans daigner ouvrir les portes pour qu'on puisse respirer ou pisser.La boite à sardines!!!!En fait on attend le camion qui nous suivait et appartient au même patron,la question étant "est il tombé?"Il finit par arriver,il s'était arrêté pour mettre la bache pcq il pleut.La vue des phares nous soulage et on est presque content de reprende la route,qu'on arrive enfin.
Et on arrive à 23h,peu importe s'il fait froid,s'il n'y a rien à manger,si l'hôtel est minable et la ville éteinte ,on est vivant et de toutes facons,demain ,à 7h,nous montons dans le bac arrière d'une vieille camionnette.Le ciel est tjs gris et lourd de nuages,nous fermons toutes les ouvertures dans nos vêtements..remercions la nature pour les capitons fessiers.
Et ainsi de suite pendant 3 jours,de bus de nuit en bus de l'aube ,nous traçons notre route pour arriver à Tarija.
Ceci dit,une fois de plus,nous voudrions faire l'éloge des chauffeurs qui sont vraiment des experts de conduite et d'endurance et aussi de ces bus qui tantôt frôlent le ciel et le vide ( nous donnant souvent l'impression d'être en avion tant nous voyons les choses de haut et tant la route est invisible sous les roues même en se penchant par la fenêtre) et tantôt raclent les fonds caillouteux et improbables des rios tout en se collant aux parois.Pas une compagnie de bus ou d'assurances en Europe ne songerait à envoyer des bus de transport public sur ces pistes mais ici il n'y a pas le choix.
La partie agréable est l'arrêt à midi ou en pleine nuit au milieu de nulle part mais devant un bouiboui qui ne vit que de ces arrèts:le menu est toujours le même,pollo,riz,milanèse de res (boeuf) et sopa(grasse mais ravigorante) Il faut d'ailleurs remarquer que partout en Bolivie les menus sont pareils et on se demande pourquoi les pti restos affichent encore des panneaux écrit à la craie:Hoy,almuerzo res,pollo ,milanèse et quand il y a une variante sur la carte,on entend dire avec un air désolé:"No hay" il n'y a pas....
Autre aspect de ces trajets:l'entrainement constant de nos vessies à la rétention car il n'y a pas de baños dans les bus.Quand les bus s'arrêtent,on peut voir sur la route une rangée de dos d'hommes et les petits tas des femmes accroupies sous leur ample jupe...celles qui sont en pantalon ,moi par exemple,ont quelques instants pour trouver le petit muret ou la petite plante...Ceci dit,parfois il y a des toilettes et elles sont en général bien mieux que celles des autoroutes fraçaises.
Image du pont de Villamontes,endroit le plus sympathique et folklorique de cette petite ville près de la frontière argentine:nous comptions y passer une nuit,on n'a pas résisté à l'ambiance et avons repris le bus de nuit pour Tarija.
Après ce petit billet d'humeur ,salud à tous et ...on s'amuse bien,rassurez vous



