Te voet en bus

Nous sommes partis pour l'Amérique latine le 1er juin. Nous serons sur les routes jusqu'au 15 décembre 2006. Ce sera l'aventure et parfois nous aurons envie de penser à vous. Ce sera un plaisir et qui sait peut être un réconfort d'avoir de vos nouvelles. Bien à vous. Amitiés. NOUS VOUS SIGNALONS UNE ADRESSE POUR DES COMMUNICATIONS PLUS CONFIDENTIELLES: ola.patavoet@hotmail.com Pour ceux qui craignent d'oublier la procédure: mettez dans vos favoris: http://coucoucestnou.blogspot.com/

mercredi, novembre 29, 2006






Bariloche.L'allemagne en Argentine, tout est très propre et les méchants Mapuches font de vilaines taches pour réclamer leur terres. Ici, on trouve cela de très mauvais goût.
Notre hospedaje a des allures de maisons autrichiennes.
Sur la place,on peut poser en compagnie d'une famille de Saint-Bernard.
Sur la route pour y arriver ,nous croisons un littoral de chalets suisses.
Le lac est fougueux comme une mer mais d'une pureté farouchement gardée.
Durant les mois d'hiver juillet et août ,la population de 100.000 passe allègrement au quasi triple .
Nous avons un 2/3 de jour pour profiter de Bariloche,nous décidons de monter en téléférique au Cerro Otto....mais si le ciel est bleu ,le vent est décoiffant et le téléférique refuse de se faire décoiffer.No problemo,pour un peu plus cher,nous montons en remiss(taxi)avec un chauffeur des plus cool qui nous accompagne pour un peu caminar,discutir,nous informar de la vida du pays,nous montrer le chalet refuge et ancien atelier de Otto Meiling,un Allemand arrivé dans les années 2o et premier constructeur de skis de toute la région..il est mort maintenant mais le lieu est magique et a une vue qui donne envie de rester quelques jours à respirer,regarder et dessiner.Bref la course d'une heure s'est transformée en une ballade de 3 heures.Merci Señor taximan qui savez goûter le prix de la liberté dans le travail et la vie .
Sur la route entre Puerto Montt et Bariloche,nous avons eu la chance de voir près de la frontière chileno argentine les crânes enneigés de 2 volcans:Osorno et ?????












Le train de la pampa, le transpatagonico. Des wagons pour s'asseoir, pour dormir, pour manger et pour se voir des films, au milieu des voyageurs habitants du grand vide .
Ça grince,chahute,bringueballe beaucoup,les portes claquent,rien pour faire de la nuit un doux cocon de rêve mais un swing d'aventuriers du temps passé nous habite et fait de ce voyage un rêve éveillé:21 heures,le repas dans le wagon restaurant au charme et au service désuet est étonnement de grande qualité.Il a des saveurs épicées que nous n'avions plus rencontrées depuis bien longtemps.
Toutes les deux heures,un nouveau film:le programme est affiché dans les compartiments ,le prix 2,5 pesos(0,5 euro) .Et pour ces 12 heures de voyage et quelques paquets de kilomètres,nous payons la somme astronomique de 55 pesos càd 14 euros....oouuuh le retour en Belgique sera un choc.
A 5h3o du matin ,nous débarquons à San Antonio près de Carmen de Patagones...et oui nous sommes toujours en Patagonie malgré cette impression de côtes italiennes au climat suave.
Vite un petit bus de 3 heures vers Puerto Madryn,faudrait pas perdre l'habitude!











La Peninsula Valdes, l'espoir de voir des baleines. Elles étaient deux , une mère et son petit pressés de rejoindre les autres sur la route de l'Antartique et ses promesses de millions de krills à se mettre sous les fanons. Elles ne veulent pas poser pour le photographe. Tant pis, elles seront floues et ressemblerons à de vastes morceaux de caoutchouc flottant à la dérive.
Les vertèbres de cétacé ont des allures de poisson.
Nous avons vu des pingouins et des éléphants de mer qui plongent si profond que leur oreilles sont internes. Rien que des femelles. Les mâles se sont déjà taillés vers des contrées de chasse.
Le mara est cette sorte de gros lapin qui porte son petit dans une poche ventrale et qui n'est pas un marsupiau.
Ce fut une journée rien que pour les yeux.






Et Puerto Madryn???une ville balnéaire avec une belle digue longeant le bleu de l'ocean atlantique mais sans originalité ni charme particulier ,la course au logement est difficile et très chère.C'est un peu le passage obligé vers la peninsule mais nous sommes peut être exigeants et je ne peux pas garantir que la vue de la plage avec ses premiers bronzeurs ne vous ferait pas envie à l'entrée de notre bon hiver grisailleux.Mais bon,on n'a pas traversé l'océan pour çà.
Pour aller de La Peninsula Valdès à Bs.As, c'est enfantin. Prendre le bus et cela dure 20 heures.Une nuit et un jour de pampa...c'est là qu'une petite pellicula est bienvenue.Comme les sud americains ont une peur bleue du froid,en avant le chauffage dans les bus,un étouffoir public de 40 personnes et sans les bonnes vieilles fenêtres des bus boliviens qui s'ouvrent à la main et selon le désir des particuliers habitués aux petits courants d'air nordiques ou sudistes selon le continent!
Merci à Omar et Véronica qui nous attendaient au terminal des bus. Ce couple d'origine judéo-arabe, se coupe en quatre pour nous faciliter nos premiers jours dans cette méga cité qui est presque un pays entier à elle toute seule.

Merci à la maman d'Omar qui nous fait penser à Nanette, Lucie, Christiane, nos mères à l'oeil de sorcières bienveillantes. On rit beaucoup avec émotion en écoutant ses conseils de spécialiste en reiki.


























Bs.As, ce matin, nous sortons de notre pension pour travailleurs de passage dans la capitale. Il est 10h et près de la gare sur la place Miserere, nous apercevons un endroit de commémoration des victimes d'un incendie qui provoqua la mort, en 2004, de 154 personnes dans une salle de concert. Les familles demandent que soient condamnés les responsables de la sécurité.
Nous avons loué un appartement dans Palermo Soho et nous allons en prendre possession. C'est l'idéal pour découvrir cette immense paysage culturel de l'humanité comme aime se qualifier Bs.As. Nous sommes un peu à l'extérieur du centre pas loin du quartier où vécu Gardel. En tout cas, parfait pour sillonner ce monstre de 13 millions de personnes de toutes les couleurs. Une vrai ville pour plonger dans beaucoup d'histoires sordides, glorieuses, brutalement interrompues par la politique ou magnifiées par la littérature. Nous irons sur les traces de Maradonna, d'Evita, des mauvais garçons de la Boca et de ceux qui errent vers Once. Borgès ne sera jamais loin, ni Cortazar, ni Saluzzi et Piazzola.